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Les protéines végétales, l’avenir de l’alimentation

Pour définir la protéine végétale, c’est une macromolécule issue de sources végétales telles que les légumineuses (pois, lentilles, fèves), les céréales complètes, les oléagineux ou encore les algues. Contrairement aux protéines animales, elles ne proviennent pas de produits d’origine animale comme la viande, les œufs ou les produits laitiers

Dans un contexte alimentaire de plus en plus incertain, les protéines végétales apparaissent comme une solution d’avenir. La diminution des surfaces agricoles – avec une baisse de 21 % du nombre d’exploitations en France entre 2010 et 2020 – et la croissance démographique mondiale, qui devrait atteindre 9 milliards d’individus en 2050, posent un défi majeur : assurer une production de protéines durable et suffisante pour nourrir la planète. Amenés à repenser nos systèmes alimentaires, c'est une très bonne opportunité pour les protéines végétales d'intégrer davantage nos assiettes car elles sont nutritives, durables et disponibles.

Un profil nutritionnel compétitif

Longtemps perçues comme incomplètes par rapport aux protéines animales, les protéines végétales bénéficient aujourd’hui d’une meilleure reconnaissance nutritionnelle. En effet, contrairement aux protéines animales, les protéines végétales sont naturellement limitées en graisse saturées et riches en fibres, ce qui est bénéfique pour la digestion et la santé intestinale. De plus, les protéines de pois, par exemple, présentent un PDCAAS (Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score) d'environ 0,8 sur 1, soit 80 %, indiquant une qualité protéique élevée. Les innovations dans l’association de protéines végétales permettent aujourd’hui de compenser les éventuelles carences en acides aminés pour obtenir un profil équilibré. Par exemple, le pois associé au riz permet un apport équilibré en lysine et méthionine.

Un impact environnemental réduit

L’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, selon la FAO. En comparaison, la production de protéines végétales présente un impact environnemental bien moindre :

  • Elles émettent 30 fois moins de CO2 qu’un kg de bœuf d’après l’ADEME car il n’y a plus de ruminations animales et les légumineuses nécessitent moins d’engrais synthétique rejetant beaucoup de méthane et de protoxyde d’azote qui sont des gazs à effet de serre.
  • Elles consomment 10 fois moins d’eau que l’élevage bovin car produire 1 kg de lentilles nécessite environ 1 250 litres d’eau, contre 13 000 litres pour 1 kg de bœuf.
  • Elles augmentent de 20% les rendement des cultures principales en préservant les terres agricoles grâce leur capacité à fixer l’azote dans le sol ce qui réduit le besoin d’engrais chimiques. Ainsi, en alternance avec d’autres cultures, elles améliorent la fertilité des sols et optimisent les rendements. De plus, la production de protéines animales mobilise de vastes surfaces pour l’alimentation du bétail, tandis que les cultures végétales destinées à l’alimentation humaine sont plus efficientes en termes d’utilisation des terres.

Une demande en forte croissance

Le marché des protéines végétales est estimé à 16 milliards USD en 2024 et devrait atteindre 20,4 milliards USD d’ici 2029, avec une croissance de 4,9 % au cours de la période de prévision. Cette croissance est portée par plusieurs tendances de consommation. Notamment, la montée du flexitarisme avec de plus en plus de consommateurs qui réduisent leur consommation de viande sans pour autant devenir végétariens. Par exemple, en France, près de 30 % de la population se déclare flexitarienne, tandis qu'aux États-Unis, ce chiffre atteint 40 %. Par conséquent, les industriels développent de nouveaux produits pour proposer des alternatives végétales comme des burgers végétaux, des boissons protéinées, des substituts de viande, etc. Ces innovations intègrent des protéines végétales qui séduisent une clientèle variée, soucieuse de sa santé et de son impact environnemental. En la matière, les pouvoirs publics encouragent la transition vers une alimentation plus végétale, notamment via des recommandations et des subventions à l’innovation agroalimentaire.

Nos ingrédients riches en protéines végétales

En tant qu’acteur de ce marché en plein essor, nous proposons aux industriels de l’agroalimentaire des protéines végétales (texturées ou en farine) issues de légumineuses cultivées en France ou en Europe, avec notre gamme Proteinel.

Nos protéines végétales texturées (PVT) sont sans allergènes et conçues à partir de pois, lentilles ou fèveroles. Grâce à leurs textures fibreuses et juteuses, similaires à la viande, elles sont idéales pour intégrer vos formulations aux alternatives à la viande et au poisson. Également, elles affichent un profil nutritionnel très intéressant avec une teneur en protéines allant de 50% à 70%, une richesse en fibres à hauteur de 16g pour 100g et elles sont faibles en matière grasse à hauteur de 4,2g pour 100g (en comparaison aux PVT de soja qui sont à 9g). De plus, nos PVT ont l’avantage d’être issues d’un procédé par voie sèche et d’un sourcing aussi local que possible. Enfin, nos PVT sont adaptées aux besoins spécifiques de chaque client grâce à une approche sur mesure. Nous pouvons adapter la source botanique, la forme, la taille, la texture, la couleur, la capacité de rétention en eau et le taux de protéines. Ainsi, nous sommes à la disposition de nos clients pour les accompagner dans la formulation de leurs recettes intégrant des TVP et leur mise en œuvre en usine.

Nos farines riches en protéines sont sans allergènes et conçues à partir de pois, lentilles ou fèveroles. Elles affichent un profil nutritionnel de qualité, avec une teneur en protéines de 50 à 60 %, permettant d'augmenter facilement le taux de protéines du produit fini. Elles sont aussi riches en fibres à hauteur de 10 à 16g pour 100g et faible en matière grasse à hauteur de 2 à 4g pour 100g. Elles sont particulièrement adaptées à la fabrication de : nutrition spécialisée, pâtes enrichies, snacks protéinés, produits panifiés, etc. De plus, nos concentrats ont l’avantage d’être issues d’un procédé sec qui se veut 100% mécanique et d’un sourcing qui privilégie l’approvisionnement de matières premières françaises. Enfin, les versions précuites de ces farines présentent des fonctionnalités améliorées, notamment pour une meilleure coulabilité, une meilleure rétention en eau et en huile, ainsi qu'une faible charge microbienne et un goût réduit.